Commerce équitable
Au cours des 30 dernières années, diverses associations et organisations faîtières sur le plan national et international ont mis au point des critères de définition du commerce équitable.
Sommaire
Objectifs du commerce équitable
Les organisations faîtières internationales (FLO, WFTO, EFTA – cf. liens colonne de droite) se sont entendues le 24 mars 1999 à Utrecht sur les objectifs communs du commerce équitable.
- Améliorer le niveau et la qualité de vie des productrices et producteurs, en élargissant leur accès aux marchés, en renforçant les organisations de producteurs, en leur payant un meilleur prix pour leur production et en leur assurant des relations commerciales à long terme.
- Offrir des perspectives de développement aux productrices et producteurs défavorisés, en particulier les femmes et les populations autochtones, et protéger les enfants contre l’exploitation économique.
- Sensibiliser les consommatrices et consommateurs aux impacts négatifs du commerce mondial sur les productrices/teurs, de façon à ce qu’ils puissent exercer de façon positive leur pouvoir d’achat.
- Donner l’exemple d’un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect.
- Mener des campagnes en vue de modifier les règles et pratiques du commerce mondial conventionnel.
- Protéger les droits de l’homme en encourageant la justice sociale, les pratiques respectueuses de l’environnement et la sécurité économique.
- Etant donné la diversité des produits fabriqués et des milieux culturels, sociaux et économiques dont sont issus les partenaires commerciaux, les directives qui s’appliquent au commerce doivent être souples et reprécisées pour les relations commerciales correspondantes.
Les contrôles indépendants qui sont menés viennent cautionner la crédibilité du commerce équitable.
Principes du commerce équitable
- Le commerce équitable est fondé sur des relations commerciales stables, à long terme et d’égal à égal, entre les importateurs et les productrices/teurs.
- Les importateurs sont en contact direct avec les productrices/teurs et leurs associations, et achètent les produits, autant que faire se peut, directement auprès d’eux ou de leurs organisations d’exportation.
- La production destinée au commerce équitable ne doit pas compromettre la production de subsistance (autosuffisance).
Prix
- Les prix accordés aux productrices/teurs doivent couvrir les coûts de revient, de manière à assurer leur existence économique.
- La décision relative à l’utilisation des surplus issus du versement de prix équitables, de primes ou de suppléments, appartient aux travailleuses et travailleurs ou aux productrices/teurs.
- Sur demande, des préfinancements proportionnels ou des crédits à des taux préférentiels sont alloués aux productrices/teurs.
- La politique de prix pratiquée envers les productrices/teurs est transparente.
Conditions de travail
- Les entreprises qui emploient des salariés (manufactures, plantations, entreprises de transformation, etc.) doivent respecter des critères minimums sur le plan social et de la santé, en conformité avec les législations nationales et les conventions de l'OlT (cf. ci-joint lien vers l’OIT/ILO): liberté d’organisation, droit de négociation collective, égalité salariale, interdiction du travail forcé et du travail des enfants.
- Les entreprises doivent verser aux salariés des salaires qui soient de nature à garantir leur subsistance; il leur est interdit d'exiger des temps de travail trop longs, et les postes de travail doivent être aménagés de façon décente et dans le respect des principes de sécurité (par exemple, vêtements de protection, protection contre les expositions dangereuses pour la santé, conditions d’éclairage, ventilation, etc.).
Produits
- Les produits issus du commerce équitable sont fabriqués de manière aussi sociale et respectueuse de l'environnement que possible.
- La qualité des produits doit répondre aux besoins des marchés des pays importateurs; pour mettre en œuvre cette exigence, les productrices/teurs bénéficient de la formation nécessaire pour développer leurs aptitudes commerciales et leur connaissance du marché.
- Pour les produits agricoles, la préférence sera donnée à ceux issus de l'agriculture biologique dans la mesure où ce mode de culture est le plus proche d'une agriculture durable. Les produits génétiquement modifiés ne sont pas commercialisés.
Contrôle et information
- Le respect des critères tout au long de la filière commerciale fait l’objet d’un contrôle régulier dans le commerce équitable. Il s’agit de contrôles internes et/ou de contrôles exercés par un organe externe et indépendant, autant que possible en collaboration avec des représentants des personnes employées, des ONG et/ou des syndicats.
- Une politique d’information transparente est pratiquée au sein du commerce équitable envers les productrices/teurs et les consommatrices/teurs, en ce qui concerne les productrices/teurs, les fournisseurs, l’origine des produits, la production, le management, les finances et les résultats des contrôles.
- Le travail d’information et de formation mené en permanence est essentiel pour soutenir le commerce équitable et renforcer la responsabilité des consommateurs.
Source: Swissfairtrade
Les acteurs du commerce équitable
Les productrices/teurs
Le commerce équitable vise à l’amélioration des conditions de vie des groupes défavorisés et marginalisés dans les pays en voie de développement, avant tout en Amérique latine, en Asie du Sud et du Sud-est et en Afrique. Aux petits cultivateurs sont venus entre-temps s’ajouter les travailleuses et travailleurs des plantations (par exemple: bananes, thé, fleurs).
Les organisations de producteurs peuvent prendre la forme de coopératives ou d’associations, d’entreprises familiales, de très petites entreprises, d’exploitations commerciales avec un fondement social, et d’organisations non gouvernementales. La taille des groupements est très variable et va des 200 000 producteurs de café en Amérique latine aux 20 personnes réunies chez un partenaire commercial en Afrique de l’ouest. Sont concernés par le commerce équitable principalement des produits agricoles non manufacturés (café, cacao, thé, riz, bananes, miel...), parfois sous une forme transformée (jus d’orange, de pamplemousse, d’ananas, sucre, chocolat...) et des fabrications artisanales.
Parmi les plus de 800 groupes de producteurs certifiés d’après les normes internationales, nombreux sont ceux à s’être entre-temps organisés en réseaux régionaux, ce qui renforce sensiblement leur influence sur le développement du commerce équitable en général. En témoignent la définition de standards ou l’établissement d’initiatives locales en matière de commerce équitable.
- African Fairtrade Network (AFN)
- Coordinadora Latinoamericana y del Caribe de Comercio Justo (CLAC)
- Network of Asian Producers (NAP)
Quant aux productrices/teurs qui ne sont pas (encore) certifiés, relevant pour la majorité d’entre eux du secteur de l’artisanat, ils sont eux aussi organisés en réseaux, pour défendre leurs intérêts vis-à-vis des partenaires du Nord et pouvoir mieux échanger entre eux.
Les importateurs
Font partie des importateurs les ATO (organisations de commerce alternatif), de même que des acheteurs traditionnels, des acteurs de la grande distribution ayant leurs propres structures d’importation, et des organisations non gouvernementales. Ces acteurs (situés pour la plupart au Nord, ou en Australie et en Nouvelle-Zélande) développent des relations équitables avec les groupes de producteurs (au Sud pour la plupart) et vendent leurs produits à des détaillants ou à l’industrie de transformation.
Certains de ces importateurs acceptent souvent de revoir leur marge commerciale à la baisse (2-3%) par rapport aux pratiques du commerce conventionnel. Il arrive fréquemment que l’importateur soit en contact direct avec un intermédiaire sur place, lequel encadre, accompagne et forme les producteurs.
Organismes de certification et instances de contrôle
Les labels de qualité, comme on les appelle, permettent aux consommateurs d’identifier comme tels les produits issus du commerce équitable. L’organisation faîtière internationale Fairtrade Labelling Organizations International (FLO) est en charge de la certification des produits et des producteurs, ainsi que du contrôle indépendant portant sur le respect des critères définis. Elle regroupe les organisations nationales du commerce équitable. En Suisse, le label de qualité du commerce équitable s’appelle Max Havelaar.
En dehors de ces principaux labels de qualité, il existe quelques autres labels, moins répandus, et dont le champ d’application se restreint à certaines entreprises ou organisations, à certains pays, régions ou produits, ou est orienté vers des thématiques spécifiques (l’environnement par exemple). (Source: wikipedia)
Outre la fédération internationale FLO, d’autres organismes, comme IMO et ecocert, assument entre-temps une mission de certification, utilisant parfois des critères de commerce équitable qui leur sont propres.
A côté des produits certifiés selon les normes internationales, on trouve une série d’autres marchandises, essentiellement du secteur de l’artisanat: bien qu’elles ne soient pas certifiées, leur mode de fabrication et leur chaîne d’approvisionnement sont contrôlés par des procédés de surveillance et d’évaluation. C’est ainsi que les organisations EFTA et WFTO (cf. à droite rubrique «Organisations (internationales)») ont mis au point leurs propres outils de surveillance et d’évaluation pour pouvoir contrôler les normes de commerce équitable.
Distribution
Il existe essentiellement quatre canaux de distribution:
- Les magasins spécialisés dans les produits issus du commerce équitable, comme les magasins claro, les Magasins du monde, les magasins bio, les restaurants etc. – par commande catalogue (courrier ou Internet)
- Les organisations non gouvernementales qui distribuent, dans le cadre de leurs activités, des produits relevant du commerce équitable, provenant en partie de projets propres
- Les chaînes de magasins qui proposent des produits équitables ou des produits à base de matières issues du commerce équitable
- La grande distribution
Les consommatrices/teurs
Le comportement des consommatrices/teurs joue un rôle décisif dans la croissance du commerce équitable! Leur sensibilisation croissante à cette approche les conduit à terme à modifier leur comportement d’achat et à opter en connaissance de cause pour les produits issus du commerce équitable.
Ce que disent les productrices et producteurs...
Les productrices et producteurs camerounais de coton équitable racontent leur expérience dans le domaine du commerce équitable (en français, avec sous-titrage en anglais).
Copyright 2008: Fairtrade Foundation, United Kingdom
Le marché du commerce équitable
Chiffres
Selon les données de la fédération FLO, les ventes internationales de produits labellisés commerce équitable ont atteint 3,4 milliards d’euros en 2009, soit une progression de 15%.
Le cacao et le sucre enregistrent les plus forts taux de croissance, avec respectivement 35% et 57%. Les ventes d’épices et des herbes se multipliaient.
Le chiffre d’affaires du commerce équitable a progressé exponentiellement dans les marchés – dits pas traditionnels – comme l’Europe de l’Est, l’Afrique du Sud et d’autres pays du sud. Avec 14%, la Grande-Bretagne a réalisé la plus grande croissance de chiffre d’affaires en matière de produits issus du commerce équitable, suivie des Etats-Unis avec 7%.
La Suisse demeure le pays où la consommation de produits du commerce équitable par habitant/e est la plus élevée.
Le commerce équitable soutient actuellement 827 groupes de producteurs dans 60 pays.
Produits
Les produits issus du commerce équitable et certifiés conformément aux normes FLO sont essentiellement les produits agricoles, avec, au premier chef, des denrées alimentaires comme le café, le thé, les bananes, l’ananas, l’avocat, le miel, le vin, le cacao, les jus de fruits, etc. Ces produits ont été entre-temps rejoints par les fleurs coupées, les plantes en pot et le coton.
L’organe en charge des nouvelles normes du commerce équitable au sein de la fédération FLO élabore en permanence des critères pour de nouveaux produits ou étend les critères existants à de nouveaux pays ou de nouvelles régions. Cette mission est cependant devenue de plus en plus difficile compte tenu de l’évolution rapide de la demande dans certains pays acheteurs. Il arrive souvent que des groupes de producteurs dans les pays d’origine doivent d’abord être familiarisés avec les critères du commerce équitable pour être déclarés aptes à l’exportation. Voilà pourquoi le nombre des produits effectivement éligibles à la certification franchit à peine la barre des 20.
Concurrence
La forte demande entraîne également une intensification de la concurrence via de nouvelles filières commerciales semblables au commerce équitable, qui viennent répondre à ce besoin croissant. Nombreuses sont les entreprises, y compris des multinationales, à avoir décelé dans le commerce équitable la possibilité d’asseoir leur image d’entreprise socialement et éthiquement responsable sur le marché et à tenter de faire reconnaître au moins des parties de leurs filières commerciales comme relevant du commerce équitable.
De nouveaux organismes de certification répondent à cette demande et ne craignent pas de contrôler les chaînes d’approvisionnement de grandes firmes multinationales et de certifier d’après de nouveaux critères.
Parmi eux se trouvent notamment des organisations comme Rainforest Alliance ou Utz Certified.
Chiffres en Suisse
Les ventes réalisées avec les produits certifiés Max Havelaar ont progressé de 2,6% en 2009, pour atteindre 271,9 millions de CHF.
Les principaux «boosters» de cette croissance sont les textiles, avec une hausse de 67,2% du chiffre d’affaires, de même que les ananas et bananes bio.
Les bananes restent le produit Fairtrade le mieux vendu, avec une part de marché de plus de 50% depuis des années. En raison des difficultés conjoncturelles, les fleurs ont accusé un léger recul de leur chiffre d’affaires; elles restent néanmoins, et de loin, le deuxième produit Fairtrade le mieux vendu.
Source: Max Havelaar Suisse
Commerce
Les organisations de commerce équitable (ATO = Alternative Trade Organisations), qui travaillent exclusivement avec des produits relevant du commerce équitable, font partie des pionniers et des piliers du commerce équitable. Appartiennent à cette catégorie en Suisse:
claro fair trade AG - claro fair trade AG existe depuis 1977 (issue de la coopérative commerciale OS3). Les partenaires commerciaux de claro fair trade AG sont en premier lieu de petits producteurs provenant de régions économiquement marginalisées au Sud et en Europe. claro fair trade AG est membre de l’European Fair Trade Association (EFTA).
L’ASRO - Association romande des Magasins du Monde, réunit 40 Magasins du Monde (MdM) qui sont répartis dans toute la Suisse romande. Depuis 35 ans, l’ASRO et les MdM dénoncent le manque d’équité dans les échanges économiques entre régions marginalisées et régions riches.
gebana AG - Pour gebana SA, les principes du commerce équitable et du développement durable visent à rompre avec le mode "traditionnel" des échanges, et devenir à terme la norme du commerce, de manière la plus vaste possible.
TerrEspoir - Créée par le Département missionnaire et Pain pour le prochain, TerrEspoir est une fondation au service du commerce équitable entre la Suisse et l'Afrique. Chaque semaine, TerrEspoir importe vers la Suisse des fruits frais et séchés du Cameroun.
Kalebasse - Issue du projet de la Mission de Bâle (aujourd’hui Mission 21) avec des églises partenaires outremer, Kalebasse fait partie des pionniers du mouvement du commerce équitable en Suisse.
En dehors des ATO, des acteurs de la grande distribution proposent également des produits issus du commerce équitable dans leur assortiment. Des organisations de développement comme Helvetas ou Caritas encouragent, quant à elles, le commerce équitable dont elles distribuent les produits à leur propre compte.
Certification
Fairtrade Labelling Organizations (FLO) - FLO is a non-profit, multi-stakeholder association involving 24 member organizations (Labelling Initiatives and Producer Networks), traders and external experts. The organization develops and reviews Fairtrade Standards and provides support to Fairtrade Certified Producers.
Fondation Max Havelaar - Membre de la fédération FLO, la fondation Max Havelaar est chargée d’octroyer en Suisse le label de qualité pour les produits commercialisés sur une base équitable (dès 2008 identique au label FLO). Ce label certifie le respect des critères du commerce équitable, garantissant ainsi l’amélioration des conditions de vie et de travail des petits cultivateurs et des ouvrières et ouvriers des plantations dans les régions défavorisées.
Label STEP - la fondation STEP s’engage pour l’amélioration des conditions de travail et de vie dans les régions productrices de tapis faits main, en particulier en ce qui concerne les noueuses et les noueurs.
Organisations (Suisse)
Swissfairtrade - Regroupement des principaux acteurs du commerce équitable en Suisse: importateurs, organismes de labellisation, organisations faîtières du commerce de détail spécialisé, ONG engagées en faveur du commerce équitable.
terrafair - terrafair encourage et accompagne le commerce équitable par une mission d’information, un travail de formation et le soutien de projets.
Helvetas - Helvetas encourage le développement indépendant et durable via des projets de développement à l’étranger et s’engage pour un développement solidaire en Suisse.
Caritas - Caritas Suisse est engagée dans le commerce équitable depuis 1973. Caritas dirige une entreprise commerciale sous le nom de "Caritas Fairtrade", qui est une centrale d’importation et un fournisseur grossiste pour les Magasins du Monde et d’autres magasins de vente. Elle gère en outre ses propres magasins à Lucerne, Zurich, Bâle et Altdorf, sous l'enseigne UNICA.
akte - Le groupe de travail Tourisme et Développement (akte -arbeitskreis tourismus & entwicklung) est le service suisse chargé d’examiner le tourisme dans une optique de politique de développement, d’informer le public et les voyageurs et d’initier un dialogue critique avec les entreprises de tourisme en vue d’instaurer des relations justes et équitables entre tous les acteurs de l’industrie touristique.
www.fairunterwegs.org est un portail de voyages indépendant et sans but lucratif, n’offrant ni publicité pour des voyages ni possibilités de réservations directes. Il propose un éclairage d’autant plus pertinent et des façons d’agir concrètes pour établir un rapport équitable aux hommes et à la nature lorsque l’on est en voyage.
Organisations (internationales)
European Fair Trade Association EFTA - The European Fair Trade Association (EFTA) is a network of 11 Fair Trade organisations in nine European countries which import Fair Trade products from some 400 economically disadvantaged producer groups in Africa, Asia and Latin America.
World Fair Trade Organization WFTO (formerly IFAT) - The WFTO is a global authority on Fair Trade. Membership of the WFTO is limited to organizations that demonstrate a 100% Fair Trade commitment and apply its 10 Principles of Fair Trade.
International Labour Organization ILO - The International Labour Organization is the UN specialized agency which seeks the promotion of social justice and internationally recognized human and labour rights.
Campagnes
CCC - La Clean Clothes Campaign – pour des vêtements produits équitablement - entend renforcer la pression sur les grandes marques et la grande distribution.
Make Trade Fair - Cette pétition relaie les voix de millions de personnes dans le monde, qui exhortent les décisionnaires à pratiquer un commerce équitable.
The Fair Trade Advocacy Office speaks out for Fair Trade and trade justice with the aim to improve the livelihoods of marginalised producers and workers - especially in the South.
«Non à l'exploitation grâce à nos impôts!» - A travers cette campagne, l’OSEO milite pour que les communes et les cantons veillent au respect de conditions de production équitables lors de leurs achats de biens.
Contexte
wikipedia - Dossier Wikipedia (France) sur le thème du «commerce équitable»: histoire, concepts, critique, etc.
Documents
Die Welternährungskrise und Fairtrade: Große Lösungen für Kleinbauern? - Zusammenfassung des Berichts „The global food crisis and Fairtrade: Small farmers, big solutions“, Fairtrade Foundation (Februar 2009).
Fair Trade 2007: New Facts and Figures from an ongoing Success Story - A Report on Fair Trade in 33 consumer countries (August 2008).
Fairer Handel als Antwort auf eine steigende Verunsicherung - Grundlagenstudie zu den Akteuren und Modellen des Fairen Handels allgemein und in der Schweiz (Dezember 2004).

