Donner à certains pays les moyens financiers, matériels et techniques devant leur permettre d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en matière de santé. Voilà le dessein que poursuit le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme par le biais du lancement, le 20 mai prochain, d'une autre série de propositions essentielles à la réalisation des dits objectifs.
L'information contenue dans un communiqué publié depuis le siège du Fonds mondial de lutte contre le Sida en Suisse, révèle de fait que, lors dudit lancement, des donateurs vont faire des propositions qui, une fois qu'elles seront approuvées, recevront un appui dans la lutte contre ces trois pathologies.
Toutefois, le Fonds mondial de lutte exige que ces propositions soient basées sur une évaluation détaillée des besoins. Ce qui suppose la prise en compte diligente des efforts effectués pour augmenter proportionnellement l'accès aux services essentiels de prévention contre ces trois maux dans les structures publiques et autres.
Pour le professeur Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial, l'approbation d'un nouveau financement reste la bienvenue puisqu'elle peut permettre d'imprimer un impact durable et sans précédent aux progrès « extraordinaires » réalisés dans la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.
Notons que depuis sa création en 2002, les sessions de propositions et de financements approuvés par le Fonds mondial ont enregistré une croissance notable et, particulièrement, au cours des dernières années. Un financement de 1, 1 milliard de dollars américains a été ainsi entériné en 2007, alors qu'en 2008 et 2009, les sommes approuvées ont été de 2,75 milliards et 2,4 milliards. Mis sur les rails par l'Onu pour intensifier la lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme, le Fonds mondial est un partenariat public privé mondial unique qui se consacre à la recherche et au décaissement des ressources additionnelles pour la lutte contre ces trois pandémies qui restent les plus meurtrières au monde.
A ce jour, les programmes soutenus par le Fonds mondial pour un financement global approuvé de 19,3 milliards de dollars américains au profit de 144 pays, ont permis de sauver quelque 4,9 millions de personnes. Et cela, grâce au traitement contre le Sida fourni à 2,5 millions de personnes, au traitement anti-tuberculeux dont ont bénéficié près de 6 millions de personnes et à la distribution de 104 millions de moustiquaires imprégnées pour la prévention du paludisme.

