Plutôt que de gâcher toute son énergie contre l’OMC ou contre les négociations avec l’UE, l’Afrique gagnerait à mieux s’intégrer dans le jeu, explique El Hadji A. Diouf, expert des politiques commerciales, basé à Genève d’où il observe la naissance d’un nouvel ordre commercial, certes complexe, mais moins injuste, moins déséquilibré que les rapports unilatéraux avec les ex-colonisateurs, écrit-il, en résumé, dans le livre qu’il vient de faire paraître, “L’Afrique et le droit à la différence dans les négociations commerciales internationales : OMC, APE, Intégration régionale".
El Hadji A. Diouf est Directeur du Programme sur les Accords de Partenariat Economique (APE) et le Régionalisme au Centre International pour le commerce et le développement durable (ICTSD) basé à Genève.
L’idée centrale de son ouvrage " tourne autour de la possibilité d’aménager, à l’OMC, un régime juridique spécial aux pays africains, qui leur permette de faire face à leurs contraintes économiques intérieures, avant de se lancer dans une libéralisation intégrale. Cette exigence de flexibilités est aussi applicable aux Accords de Partenariat Economique en négociations entre les pays africains et l’Union Européenne, ainsi que dans les processus d’intégration régionale sur le continent ".

