Je suis toujours déçu parce que les choses
ne vont pas assez loin pour moi, je pense qu'il y a une sorte de
réticence naturelle et spontanée de certains États membres à respecter
leurs propres engagements, a déclaré, le 25 mai, le commissaire
européen au développement, Louis Michel, en marge d'une réunion des
ministres du Développement de l'Union européenne (UE).
Les
ministres du Développement de l'UE étaient réunis en conclave les 25 et
26 mai à Bruxelles, où ils ont réitéré leurs engagements en matière
d'Aide publique au développement (APD), à savoir atteindre 0,56% du PIB
en 2010 et 0,7% en 2015. Selon Alexandre Polack, d'Action Aid, «certains
gouvernements essaient de se cacher derrière un écran collectif, pour
éviter d'avoir à remplir leur propre engagement individuel».
Ainsi, avec seulement 0,20%, des pays comme l'Italie ou la Grèce
demeurent-ils toujours en deçà du minimum requis. Certains États
européens, non contents de gonfler à loisir les chiffres de l'APD, y
incluent même les annulations de dettes et les frais de rapatriement
des clandestins. La politique d'investissements n'est pas en reste.
L'Europe consacre ainsi moins de 2% de ses investissements au Sud
contre 20% des investissements américains et 25% des investissements
japonais à destination de leur Sud respectif.
Actualité
04/06/2009
euforic

