Barack Obama a relevé, sans attendre, le défi de faire progresser la paix entre Israéliens et Palestiniens. Il s’agit d’une des questions les plus épineuses de l’histoire contemporaine. De nombreuses tentatives de résolutions d’une confrontation de plus de 60 ans, ont échoué. Les efforts plus récents entamés depuis la conférence de Madrid en 1991 sont dans l’impasse. Le conflit israélo-palestinien constitue pourtant une source d’instabilité fondamentale pour le Moyen-Orient, et donc d’insécurité pour le reste du monde. La nouvelle administration américaine en est convaincue et a fait de la paix un objectif de sécurité nationale pour les Etats-Unis. Les recettes connues, énoncées depuis longtemps, mais inégalement mises en œuvre, ont besoin d’être revues. Des solutions différentes, et des mécanismes nouveaux, doivent être explorés pour aboutir à la reconnaissance mutuelle des deux peuples, juif et palestinien, et à leur coexistence sur une même terre. L’Europe, impliquée de longue date dans l’action diplomatique dans cette région si proche, est attendue avec des idées fraîches et une énergie renouvelée pour tenter de dénouer un écheveau complexe. Sa propre expérience d’intégration, les mécanismes de la coopération euro-méditerranéenne, son poids économique, mais également ses impératifs de sécurité, lui dictent d’être un partenaire sérieux d’un président américain qui a besoin d’alliés.

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Source: Euforic